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Safran

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Le safran : portrait d’un allié santé de choix

Le Safran est connu pour être l’épice la plus chère au monde. La raison ? Sa rareté ? Non. Le coût de main d’œuvre. En effet, il faut environ 150 fleurs pour obtenir un seul gramme de safran, et ceci au terme d’un procédé exclusivement manuel. Apprécié pour son arôme, son pouvoir de coloration, ses propriétés antioxydantes, le safran trouve des applications dans de nombreux domaines, et la médecine n’est pas en reste.

 

Ses origines

D’où vient le safran ?

Son utilisation remonte à plus de 3500 ans en arrière ! Le safran fut l’ingrédient clef de la toute première eau de toilette, élaborée par Cléopâtre au temps de l’Égypte Antique. Importé en Europe au IXe siècle sa culture se développe d’abord en Espagne, puis s’étend au Sud-Ouest de la France. Le safran connaitra une grosse baisse de régime au milieu du XXe siècle, évincé par de nouvelles cultures, puis il réapparaitra à partir des années 1980.

 

Comment l’obtient-on ?

L’Iran est le plus gros exportateur de safran, avec plus de 80% de la production mondiale. Cette épice est extraite de la fleur de crocus sativus dont on fait sécher les stigmates, qui sont les extrémités du pistil. Le terme sativus signifie « cultivé », en latin : le safran ne se développe pas à l’état sauvage. Sa présence, qui remonte à des millénaires est due à la culture humaine. Une fois les fleurs cueillies, elles doivent être épluchées pour en isoler les stigmates qui sont séchés puis conservés dans un endroit sec, pour éviter l’oxydation et la perte d’arôme.

 

Ses bienfaits

Un cocktail de nutriments

Le safran contient plus de 150 éléments différents ! Parmi ces derniers, on trouve protéines, acides aminés, vitamines et minéraux à foison. Consommer du safran, c’est notamment faire le plein de manganèse, magnésium, phosphore, cuivre, calcium, zinc, fer, vitamines B1, B2, B6, B9 et vitamine C.

 

Les composés actifs

Quand on parle de composés biologiquement actifs dans le safran, on en dénombre quatre principaux : la crocine et la crocétine, des caroténoïdes qui lui donnent sa couleur prononcée, la picrocrocine qui est responsable de son gout amer et le safranal, qui lui donne son arôme spécifique.

 

Une médecine ancestrale

Cela fait des siècles que l’utilisation du safran balaie un large spectre de la médecine. Utilisé pour traiter les troubles de l’humeur, les crampes ou encore les maladies du foie, il est aussi populaire pour l’asthme, et même les douleurs dentaires ! On lui prête également des propriétés aphrodisiaques…

 

Un antidépresseur naturel

Le safran a des effets bénéfiques sur l’ensemble du système nerveux. En plus des performances cognitives, la consommation de safran est intéressante pour les troubles de l’humeur. Un effet antidépresseur a été mis en évidence. Il est attribué au safranal et aux crocines. Le safran est particulièrement utile dans la dépression légère à modérée.

 

Propriétés anxiolytiques

Le safran fonctionne également lorsqu’il est question de soulager les états anxieux. Par la capacité du safranal à se lier aux récepteurs des benzodiazépines, ce dernier agit contre l’insomnie et le stress.

 

Une panacée pour la sphère gastro-intestinale

Le safran a la particularité de stimuler l’estomac, la digestion et de diminuer l’appétit tout en empêchant la fermentation intestinale. Sa consommation est également indiquée en cas d’hémorroïdes. Ses bienfaits s’étendent aussi au taux de cholestérol, en limitant l’absorption des graisses.

 

Des bienfaits pour la sphère génitale

Le safran présente aussi l’avantage de lutter contre les aménorrhées, c’est-à-dire l’absence de menstruations, en stimulant le cycle hormonal.

 

Le syndrome prémenstruel : une efficacité démontrée

De nombreuses études ont prouvé l’efficacité du safran dans le syndrome prémenstruel (SPM). Une efficacité similaire à celle de la fluoxétine (plus connue sous le nom de Prozac) habituellement prescrite a été mise en évidence, et ce avec des effets secondaires indésirables moins importants.

 

Les bienfaits antioxydants du safran

Les caroténoïdes contenus dans le safran sont d’excellents antioxydants dont les effets sont décuplés par une synergie avec ses autres composés, notamment le safranal. Ces propriétés font du safran un allié de choix pour lutter contre le stress oxydatif, protéger les cellules et les tissus, ainsi que pour aider à prévenir les maladies neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer.

 

Comment utiliser le safran ?

Le safran comme complément alimentaire

L’ingestion sous la forme de comprimés est le moyen le plus courant de consommer du safran lorsqu’on souhaite profiter de ses bienfaits sur le système nerveux, le système gastrointestinal, la sphère génitale, ou de ses propriétés antioxydantes en général.

 

Le Safran sur la peau

Le safran est un ingrédient de choix utilisé en cosmétique pour nourrir la peau et ralentir son vieillissement. Il exerce une action bénéfique sur la fermeté, la vitalité et l’éclat de la peau. Pour ces raisons, on le retrouve dans de nombreux soins pour la peau, comme les crèmes pour le visage, par exemple.

 

Les doses à ne pas dépasser

Si on se réfère à la littérature scientifique, 1,5g de safran peuvent être consommés par jour sans induire le moindre risque pour la santé humaine. Si la dose létale pour l’homme est fixée à 20 g, on observe tout de même des effets secondaires à partir de 5 g.

 

Contre-indications

Un des effets secondaires potentiels du safran est l’augmentation des contractions utérines, ce dernier est donc à éviter pour les femmes enceintes. Les données scientifiques disponibles actuellement ne permettent pas de conclure quant à la dangerosité d’une supplémentation en Safran pendant l’allaitement. Il en va de même pour la consommation chez l’enfant. Il est ainsi recommandé de s’abstenir dans ces cas-là. Du fait de son action sur le système nerveux il est déconseillé d’associer la consommation de safran à la prise d’antidépresseurs. Son action inhibitrice sur la coagulation en fait également un composé contre-indiqué pour les personnes souffrant de troubles du saignement, ou toute personne suivant un traitement médicamenteux influant sur la coagulation.

 

Caractéristiques botaniques

Famille : Iridacées

Type : Épice Partie utilisée : Stigmates (extrémités du pistil)

Origines : Sud de l’Europe, Sud-Ouest de l’Asie

Zone de culture principale : Iran

Composition chimique :

Huiles essentielles : 𝛼 – pinène, 𝛽 – pinène, 1,8-cinéole Vitamines : B1, B2, B6, B9, C

Minéraux : magnésium, manganèse, fer, phosphore, potasium, cuivre, calcium, zinc

Métabolites : crocine, crocétine (caroténoïdes), picrocine, safranal

 

Sources : [1] OMS, 1999. [2] C. Palomares, ‘Le safran, precieuse epice ou precieux médicament’, Pharmacie, 2015. [3] Christodoulou and et al., 2015. [4] Leone et al., 2018. [5] MP. Chappellier, ‘Noté Sur L’Origine Du Crocus Sativus L. (Safran Officinal)’. [6] Chevalier, ‘La culture du Safran’. [7] P. Bastiou, ‘Monographie du Safran’. [8] Srivastava et al., ‘Crocus sativus L.: A comprehensive review.’, 2010. [9] Bhat and Broker, 1953. [10] Sarris, ‘Herbal medicines in the treatment of psychiatric disorders: 10-year updated review’, 2018. [11] Hausenblas, Saha, Dubyak, and Anton, ‘Saffron (Crocus sativus L.) and major depressive disorder: a meta-analysis of randomized clinical trials.’, 2013. [12] Milajerdi, Jazayeri, and Shirzadi, ‘The effects of alcoholic extract of saffron (Crocus satious L.) on mild to moderate comorbid depression-anxiety, sleep quality, and life satisfaction in type 2 diabetes mellitus: A double-blind, randomized and placebocontrolled clinical trial.’, Complement Ther Med, 2018. [13] Akhondzadeh et al., ‘Crocus sativus L. in the treatment of mild to moderate depression: A double-blind, randomized and placebo-controlled trial.’, Phyther Res, 2005. [14] Lopresti, Smith, Hood, and Drummond, ‘Efficacy of a standardised saffron extract (affron®) as an add-on to antidepressant medication for the treatment of persistent depressive symptoms in adults: A randomised, double-blind, placebo-controlled study’, J Psychopharmacol, 2019. [15] Lopresti and Drummond, ‘Saffron (Crocus sativus) for depression: A systematic review of clinical studies and examination of underlying antidepressant mechanisms of action.’, Hum Psychopharmacol., 2014. [16] Karimi et al., 2001. [17] Hosseinzadeh et al., 2004. [18] Wang et al., 2010. [19] Akhondzadeh et al., 2004. [20] Akhondzadeh Basti et al., 2007. [21] Noorbala et al., 2005. [22] Talaei et al., 2015. [23] Kell et al., 2017. [24] Pitsikas et al., 2008. [25] Hosseinzadeh and Noraei, 2009. [26] Rios et al., 1996. [27] Green et al., 2017. [28] Marjoribanks et al. 2013, [29] Cochrane France, 2013. [30] Agha-Hosseini et al., 2008. [31] Beiranvand et al., 2016. [32] Nemat-Shahi et al., 2020. [33] Rajabi et al., 2020. [34] Abdullaev, ‘Cancer chemopreventive and tumoricidal properties of saffron (Crocus sativus L.)’, Exp Biol Med., 2002. [35] Abdullaev and Espinosa-Aguirre, ‘Biomedical properties of saffron and its potential use in cancer therapy and chemoprevention trials.’, Cancer Detect Prev. [36] Crozet, ‘Crocus sativus L. (Iridaceae), le safran (II). Phytotherapie’, 2012. [37] Hosseinzadeh et al., 2010. [38] Hosseinzadeh et al., 2013. [39] Schmidt et al., 2007. [40] Modaghegh et al., 2008. [41] Mohamadpour et al., 2013. [42] Frank, 1961. [43] Zeinali et al., 2009. 26-Nov-21 | 16:17 CET

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